Délaissée.Mise de côté. Abandonnée. Voilà ce que j'ai fais de la seule personne au monde qui me connaît mieux que moi-même. Qui m'aime malgré ce que je suis, ce que je deviens. Qui me réconforte, m'apaise, me rassure, me fait rire, pleurer, crier, parler, et tellement de verbes à étaler, à savourer sur cinq longues années d'amitié. Je lui disais que j'avais besoin d'aller voir ailleurs, de respirer. Mais mon seul oxygène se trouvais à ses côtés. Je lui disais qu'on se verrait, mais à chaque fois je me défilais. J'avais peur de ce que je devenais, de ce que je faisais. Comment me montrer comme cela fasse à elle ? J'avais honte. Honte de me rendre compte qu'il n'y avait en fait qu'elle. Qu'elle. Elle que j'aimais, que j'adorais. Elle que j'aime, que j'adore. Elle qui, un jour, j'espère me pardonnerai.